Variations d’expressions

Têtes de caractère de Franz-Xaver Messerschmidt

Têtes de caractères de Franz Xaver Messerschmidt, fin du XVIIIe siècle

Diaporama en powerpoint : Expressions

Diaporama en PDF : Expressions

Léonard de Vinci, Étude de chats, [etc.], 1514

L’observation de la réalité visible et sa représentation se trouvent au coeur de l’art de la Renaissance. Les artistes remplissent donc leurs carnets de croquis de dessins d’observation, pour étudier les différents aspects d’une chose. Ils peuvent ainsi mieux la connaître et, en même temps, disposer d’un catalogue de formes qu’ils pourront réutiliser dans des œuvres plus élaborées. Ici, le peintre, architecte et ingénieur Léonard de Vinci étudie le chat sous diverses attitudes et expressions, avec d’autres animaux plus ou moins identifiables.

Walt Disney, Mickey, 1938

Cette méthode des peintres et des sculpteurs sera reprise par les créateurs de dessins animés, d’autant plus que cet art est justement basé sur une succession continue d’attitudes et d’expressions, qui font un mouvement. Walt Disney employait, dans ses studios, plusieurs dessinateurs. Chacun pouvait ainsi se charger d’étudier une partie de film ou un personnage en particulier. Ici, cette planche témoigne des changements de la figure de Mickey, emblématique de Disney. Elle est datée de 1938 et Mickey commence à acquérir l’aspect humanisé et assagi que nous lui connaissons encore, bien qu’il garde encore la tenue de la petite souris facétieuse des débuts (à partir de 1928).

Hugo Pratt, Corto Maltese, années 1970

Dans l’art de la bande dessinée aussi, on étudie les différents aspects d’un personnage. D’un côté, comme l’artiste réaliste, on cherche à connaître un personnage à travers ces variations et à constituer un catalogue d’attitudes et d’expressions. De l’autre, comme dans le dessin animé, la bande dessinée développe le mouvement dans la succession de ces variantes, mises dans un certain ordre. Mais la bande dessinée le fait par l’enchaînement d’images visiblement fixes. Ici, nous avons un exemple tiré de l’œuvre d’Hugo Pratt. Son personnage est inventé, fictif, mais il le représente comme s’il l’avait observé, afin de le rendre le plus vivant possible.

Franz Xaver Messerschmidt, Autoportrait riant, fin XVIIIe siècle

Franz Xaver Messerschmidt, Autoportrait riant, fin XVIIIe siècle

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A propos Pascal Rousse

Je suis docteur en philosophie, professeur certifié d'arts plastiques en collège à Paris et chercheur indépendant. Mes recherches en philosophie de l'art portent sur le cinéaste soviétique Serguei M. Eisenstein, le montage et le modernisme.
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