Assemblages dans l’espace

Frank Stella, Jungil Kowa, 1978

Frank Stella, Jungil Kowa, 1978

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COMMENTAIRE DU DIAPORAMA :

Vladimir Baranov-Rossiné, Rythmus, 1913

Vladimir Baranov-Rossiné (1888-1944, mort en déportation à Auschwitz) est un artiste russe, qui s’inscrit dans le sillage du cubisme, puis se rallie au futurisme. Le cubisme le conduit à une décomposition de l’objet, vu selon plusieurs aspects à la fois (de tous les côtés, mais aussi intérieurement et extérieurement), en formes simples, tandis que le futurisme porte l’attention sur la représentation du mouvement dans son dynamisme.

Nous voyons un ensemble de formes assez simples, plus ou moins irrégulières, découpées dans le bois et bariolées, puis assemblées les unes avec les autres, sur un socle. En regardant plus attentivement, nous distinguons deux figures humaines stylisées, une femme et un homme. L’assemblage représente alors leur enlacement et on peut voir qu’ils dansent, de là le titre de l’œuvre.

Cette sculpture fait une synthèse du principe cubiste de la recomposition de l’objet, par la combinaison de différents aspects, et du principe futuriste d’association de plusieurs stades du mouvement. S’y ajoute une composition de couleurs qui achève de donner vie à l’ensemble.

Rodtchenko, Construction spatiale n°5, 1918

Alexandre Rodtchenko (1891-1956) est un artiste russe, l’un des fondateurs du constructivisme. Ce groupe d’artistes et de poètes prenait l’architecture comme modèle.

On le voit bien dans cette sculpture, qui est un assemblage de formes plus ou moins géométriques, en tout cas anguleuses, évoquant des figures architecturales : immeuble, fenêtre, balcons, escaliers, poutre, grue, toitures… Ces formes sont découpées dans un papier épais et assemblées, le socle, à peine visible, faisant partie de l’ensemble.

Katarzyna Kobro, Composition spatiale, 1928

Katarzyna Kobro (1898-1951) est une artiste polonaise qui a appartenu au constructivisme. Sa conception de la sculpture se réfère donc à l’architecture, mais de façon plus abstraite : il s’agit d’une conception globale de l’espace.

L’organisation de l’espace repose ici sur la rencontre à angles droits dans les trois dimensions (hauteur, largeur et profondeur) de plans de couleurs, souvent reliés par une surface courbe. L’idée de continuité de l’espace infini, poursuivie par l’artiste, entraîne l’absence de toute distinction entre la sculpture et le socle, lequel disparaît. De même, l’objet et l’espace où il se trouve s’interpénètrent pour former un tout. Mais c’est aussi la couleur, réduite aux cinq couleurs élémentaires (bleu, rouge, jaune, noir et blanc), plus le gris parfois, qui détermine la composition, faisant ainsi la synthèse de la peinture et de la sculpture.

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A propos Pascal Rousse

Je suis docteur en philosophie, professeur certifié d'arts plastiques en collège à Paris et chercheur indépendant. Mes recherches en philosophie de l'art portent sur le cinéaste soviétique Serguei M. Eisenstein, le montage et le modernisme.
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